NOS CLUBS NE VIVRAIENT PAS SANS NOUS

Dans les commentaires, mettez votre groupe de supporter auquel vous appartenez... !!!



A.C. AJACCIO

I GUERRIERI
ORSI RIBELLI




A.J. AUXERRE

ULTRAS AUXERRE 1990
BLUE ANGELS 1998
RUDE BOYZ



F.C.G. BORDEAUX

ULTRAMARINES 1987
DEVILS 1990



LE MANS U.C.

WORSHIPPERS 1992
FANATIC'S



R.C. LENS

KOP SANG ET OR 1993
RED TIGERS 1994



LILLE O.S.C.

DOGUES VIRAGE EST 1989



O. LYONNAIS

BAD GONES 1987
LUGDUNUM'S 1993
NUCLEO ULTRA'



OLYMPIQUE DE MARSEILLE

COMMANDO ULTRA' 1984
SOUTH WINNERS 1987
YANKEE NORD MARSEILLE
MARSEILLE TROP PUISSANT
FANATICS
DODGER'S
COSA ULTRA'
CLUB DES AMIS DE L'OM



F.C. METZ

GENERATION GRENAT 1995
HORDA FRENETIK 1997




A.S. MONACO F.C.

ULTRAS MONACO 1994
INFERNI BIANCOROSSI 1994



A.S.NANCY L.

RED SHARKS 2000
SNIPERS 1996
ULTRAS NANCY



F.C.NANTES A.

BRIGADE LOIRE
T
HE YOUNG BOYS



O.G.C. NICE

BRIGADE SUD NICE 1985
ROVERS 2000
ARMADA RUMPETATA NISSA 2001



PARIS S.G.

AUTHENTIKS
BOULOGNE BOYS 1985
TIGRIS MYSTIC 1993
SUPRAS AUTEUIL 1991
LUTECE FALCO 1991
RANGERS



S. RENNES F.C.

ROAZHON CELTIC KOP 1991



F.C. SOCHAUX M.

JOYRIDERS SOCHAUX 1996



A.S. SAINT-ETIENNE

MAGIC FANS 1991
GREEN ANGELS 1992



R.C. STRASBOURG

ULTRAS BOYS 1990
MEINAU BOYS
KOP CIEL ET BLEU



TOULOUSE F.C.

INDIANS TOLOSA 1993



E.S. TROYES A.C.

MAGIC BLUE BOYS
KOP TROYES 2000
FAIR PLAY 10



Tous les groupes "Ultra'" de Ligue 1, sont ici représentés... pour les clubs importants de Ligue 2, National etc... veuillez reporter vos groupes dans les commentaires... !!!

# Posté le mardi 31 janvier 2006 10:33

Modifié le jeudi 20 avril 2006 06:37

POUR TOI LFP... !!!

POUR TOI LFP... !!!
LFP tu t'engraisse sur notre dos, bientôt on te le cassera...
LFP tu veux nous assoirs, viens nous appuyer...
LFP tu tue nos animations, tu ne tuera pas notre passion...
LFP tu coupes notre sono, on chanteras qu'on T'ENCULE...
LFP tu veux nous detruire, NOUS RESISTERONS...
LFP tu veux des stade a l'anglaise, on t'en fera des argentins...
LFP tu veux tuer le mouvement ultra', nous ne partirons pas sans dégâts...
LFP tu ne veux tolérer que des clients prêt à mettre 50¤ par billets...
LFP tu decale les match pour t'engraisser...
LFP tu conjugue le verbe réprimer, nous conjugons le verbe enculer...
LFP tu veux régner sur le football, notre monde ne t'accepte pas...
LFP tu fait la sourde oreilles aux ultras, on te calcule pas...





VAAAAAAAAAA TEEEEEEEEEE FAIRE ENCULER... VA TE FAIRE ENCULER... VA TE FAIRE ENCULER... !!!

# Posté le mardi 31 janvier 2006 10:38

Modifié le mardi 31 janvier 2006 10:51

STOP AU FOOTIX MOUVEMENT

Vous en connaissez sûrement, ces dangereux individus appelé aussi "MASTRES", passionés par le foot suite a la coupe du monde de 98 d'ou le nom FOOTIX, infiltres les virages des stades de france avec un seul but: ils regardent le match dans des accoutrement ridicules, n'encouragent pas leurs équipe mais préfèrent insulter les supporter adverses. Il ne font jamais de deplacement pour 95% d'entre eux "dieu merci", sauf quand ceux-ci sont importants. Le Footix peut facilement être observer autour des bars officiels de son club ou dans la boutique de celui-ci. Le Footix vient en general au stade peint au couleur du club avec 15 echarpes accrocher de partout sur lui-même, un drapeau et le plus de gadget de son club qu'il peut porter. Il aime la LFP mais pas les sauvages qui font des "pogos", se déplacent, chantent, boivent, levent des étendards "et ouais, après on voit plus le match", ou pire allume des engins pyrotechniques prohibés. En gros les vrais seuls supporters dignent de se nom: les ULTRAS. La nature faisant a peu près bien les choses, les footix ne vont pas souvent aux matchs "certains n'y sont jamais allés" et sont tous abonné a Canal+, Canal Sat ou TPS. Le seul truc c'est que lorsqu'un footix n'est pas présent au stade, un autre individu infecté par le virus FOOTIXMANIA prends sa place. Si vous voulez observer ces individu ô combien ridicules, vous pouvez le faire... !!! Le fief du Footix reste tout de meme le nord et les plus beaux spécimen sont à Lens... (sedan n'est pas mal n'ont plus... avec leur président Thierry Roland, qui pour, une émisssion de téléfoot, avait somptueusement porté la casquette avec le sanglier... bref...)... !!! Le phénomene Footix est aujourd'hui plus que jamais le danger des virages de France et c'est à nous ULTRA' de faire en sorte que cela change. Notons que le footix sert tout de même a rapporter de l'argent au club, et hélas, à la ligue en achetant jusqu'au papier chiot officiel de celui-ci, mais il devrait se trouver à sa vrai place pour ne pas deranger: devant sa télé ou en tribune latérale, pour qui ne nous casse pas les couilles... malgré ça... l'histoire continue... !!!

# Posté le mardi 31 janvier 2006 10:40

Modifié le vendredi 06 juillet 2007 11:24

LE MOUVEMENT ULTRA'

Le mouvement Ultra est né en Italie dans le milieu des années 70, même si certains groupes avaient vu le jour à la fin des années 60. Le mouvement Ultra s'est inspiré des groupes de supporters anglais (Teddy Boys) et, il faut le reconnaître, des hooligans. En effet, dans les années 60 et 70 sévissent dans les stades anglais de nombreux groupes de hooligans . Ces derniers, prenant prétexte de soutenir une équipe de football (en général celle de leur domicile), sport déjà extrêmement populaire en Grande-Bretagne, organisent une véritable guerre de supporters dont le terrain de jeu favori est le stade de football. Ainsi, de nombreuses scènes de violence vont être relevées dans toute l'Angleterre mais aussi sur le continent à la faveur des coupes européennes. Les équipes dont les supporters reconnus comme les plus violents sont alors Chelsea, Liverpool, Manchester et Leeds. En Italie, autre terre mythique de football, les jeunes Italiens rêvent et s'inspirent des exactions commises par leurs modèles anglais. Profitant d'un climat instable dans la péninsule (grèves ouvrières et étudiantes, terrorisme,...), les jeunes supporters italiens vont alors s'organiser à leur tour afin de concurrencer et de dépasser les hooligans anglais. Les premiers groupes ultras vont alors apparaître à la fin des années 60 et au début des années 70 dans le sillage des grandes équipes du nord du pays. Étudiants, ouvriers, chômeurs. Toute une frange de la jeunesse italienne, notamment des militants de groupuscules d'extrême gauche comme Autonomia Operaia («autonomie ouvrière») a trouvé dans le football une nouvelle cause à rallier et va se regrouper par affinités dans les « curva » ( places situées derrière les buts comme les « Kops » anglais). Puis le phénomène va s'accélérer à la fin des années 70. Les groupes vont s'étoffer et se structurer. De nouveaux jeunes vont venir grossir les rangs de ce mouvement, en particulier dans les grandes villes du nord. La plupart sont issus des classes moyennes ou ouvrières mais nullement de milieux défavorisés. L'Italie va alors assister à la naissance de nombreux groupes ultras : les Rangers d'Empoli (se proclament d'ailleurs comme le premier groupe Ultra italien), les Fighters (combattants) de Turin, les Boys de Parme, la Fossa dei Leoni de Milan, les Sconvolts (fous) de Pise, les Warriors (guerriers) de Brescia, Wild Chaos (chaos sauvage) de Bergame, le Commando Ultra Curva Sud de l'AS Roma ... De nombreux groupes prennent des noms à consonance anglaise. C'est toujours dans l'idée de concurrencer leurs modèles anglais, mais aussi une volonté d'internationalisation de leur groupe (pour que le nom soit compris et reconnu dans toute l'Europe). Mais d'autres groupes ultras vont prendre des noms italiens afin de marquer leur appartenance ou leur sympathie pour tel ou tel mouvement : les Brigate Rossonere (Brigades rouge) du Milan A.C, Nuclei Armati Bianconeri (en référence aux Noyaux armés prolétariens) de la Juventus... Pratiquement tous les noms de groupes ultras ont des consonances guerrières et provocantes pour marquer leur caractère violent, contestataire et rebel. Mais ne croyons pas que ces groupes se soient crées par l'unique motivation de la violence. S'il n'y avait une réelle passion pour le football, la ville et l'amitié, ces groupes auraient disparus aussi vite qu'ils étaient apparus. En France le mouvement commence en 1984-1985 avec les 2er groupe ultra qui fut le Commando Ultra 84 (CU84) de Marseille et les Boulogne Boys (BB85) de Paris. Il s'inspire de groupes italiens. Petit à petit des groupes se montent dans toute la France mais le mouvement ultra' français commence veritablement lors de la coupe du monde 1998... hélas... nous découvrirons un autre mouvement, celui des Footix... !!!

# Posté le mardi 31 janvier 2006 10:42

TOUT SUR LE HOOLIGANISME

TOUT SUR LE HOOLIGANISME
INTRODUCTION
Le XXème siècle fut marqué par l'émergence de différents sports, notamment le football, qui vont englober de nombreux spectateurs.

Dés les années 1960, des rivalités vont éclater entre supporters des différents clubs de football, notamment en Grande Bretagne où des petits groupes organisés vont voir le jour. On les appela "Hooligans".

Dés lors, ces gangs organisés ne vont cesser d'accroître leur importance jusqu'à atteindre leur apogée dans les années 1980.

Obéissant à la loi du plus fort, ces groupes vont terroriser les populations des différents pays ou villes dans lesquels ils se rendent.

Malgré la répression policière, il existe encore de nos jours des "HOOLIGANS", souvent caractérisés par de forts idéaux politiques.

Nous allons tâcher de présenter les différents hooligans du monde, en les étudiant séparément, afin de répondre aux problématiques suivantes:

Quelles sont les caractéristiques des différents hooligans du monde?
Pourquoi agissent ils de manière très violente et comment font-ils pour échapper à la vigilance policière?




ORIGINES
On pense en général, à tort, que les premiers "Hooligans" apparurent vers le début des années 1980. En réalité, il faut remonter au mois d'Avril 1909 pour trouver le premier drame lié aux supporters du football.
En effet, suite à la rencontre opposant les Glasgow Rangers au Celtic en finale de la Scottish Cup, des milliers de supporters avaient envahi la pelouse de l'Hampden Park pour arracher les poteaux des buts. Lorsque la police montée était intervenue, plus de 50 personnes avaient été blessées. Puis, les émeutiers avaient détruit les clôtures qu'ils ont enflammées à l'aide de whisky, et ils ont attaqué les pompiers qui voulaient éteindre l'incendie, en déchirant leur tuyau à l'aide de pierres ou de couteaux. Enfin, lorsque d'autres policiers ont arrêté un supporter, le reste de la foule leur a sauté dessus et 2 agents ont reçu des coups de couteaux (dont un touché au visage), puis d'autres personnes ont encore été blessées lorsque la bagarre a continué à l'extérieur du stade (tous les lampadaires du quartier ayant été détruits).
Quelques années plus tard, un mouvement de foule tua 33 personnes lors du match Bolton Wanderers-Stoke. Ce drame, qui eut lieu au Burnden Park, troubla profondément toute la société anglaise et, pour la première fois, l'opinion publique prit conscience des risques des matchs de football.
Outre ces catastrophes causées par les foules, on considère que les prémices du hooliganisme eurent lieu vers le milieu des années 60 en Amérique du Sud (si l'on ne tient pas compte des victimes brésiliennes de 1930, qui trouvèrent la mort après la finale perdue face à l'Uruguay) avec notamment une rencontre Pérou-Argentine, en 1965, qui causa la mort de 320 personnes à cause... d'un but refusé !
En Angleterre, le terme "Hooligan" serait, selon certaines sources, du à une famille anglo-saxonne (irlandaise ou anglaise) réputée très violente qui s'appelait Hooligan, et qui laissa son nom au mouvement.
Ainsi, on estime que les premiers Hooligans Anglo-Saxons apparurent au début des années 1970. Les affrontements suite au match Celtic-Rangers en 1971 firent ainsi 66 victimes.
Dès lors, le Hooliganisme allait continuer sur sa lancée et faire de plus en plus d'adeptes. Ainsi, en 1978, le "Kop of Boulogne", groupe regroupant les premiers hooligans parisiens, vit officiellement le jour au Parc des Princes créant dans son sillage de nombreux risques (Rennes pour la 1ere demi-finale du PSG en coupe de France, Lille, Waterschei en Belgique, face à Turin en coupe des coupes et au stade Delle Alpi pour le match retour où les Juventini volèrent la première bâche du Kop).
Toutefois, la première manifestation médiatisée de Hools en France n'eut lieu qu'en 1984, lorsque à peu près 200 supporters du psg (skinheads pour la plupart) affrontèrent des supporters anglais venus en nombre pour la rencontre France-Angleterre.




BELGIQUE
Principaux groupes...
Les hooligans belges, comme la plupart des anglo-saxons, ont de très nombreux groupes (ou Firmes) réparties dans toutes les régions du pays. Les bandes organisées les plus réputées, et donc les plus craintes, se trouvent à Bruges, Liège ainsi qu'à Anderlecht et Antwerpen. Il n'est pas rare, lors des week-ends de championnat ou de coupe, que les groupes rivaux s'affrontent de manière très violente. Le match "à risque" par excellence oppose le FC Bruges au Standard de Liège et la police belge à le plus grand mal du monde à contenir les supporters des deux camps.

Les Idéaux politiques...
La plupart des Hooligans belges ont des idéologies d'extrême droite à l'exception du Hell Side (Standard de Liège) qui s'affiche clairement à gauche. En effet, les très nombreux skinheads des firmes belges ont des liens très étroits avec les Hooligans allemands ou des Pays-Bas. Les partis nationalistes belges ont de nombreux adhérents dans les groupes de Hooligans et l'équipe nationale est elle-même suivie avec un engouement exceptionnel. C'est en partie pour ces raisons idéologiques que le dispositif policier fut si important lors de l'Euro 2000, notamment lors des matchs de la Turquie. En effet, les hooligans belges étaient susceptibles de chercher la confrontation à tout moment.

Hooligans connus...
Les Hooligans belges, bien que connus de la presse européenne (pour l'ensemble de leurs "½uvres"), ne suscitent toutefois pas un intérêt suffisant pour que des individus soient médiatisés auprès du public. D'autre part, contrairement à l'Angleterre, la violence des tribunes n'est pas un phénomène assez reconnu, ni glorifié, pour que des Hools restent dans la légende du mouvement belge.

Faits d'armes...
Durant les années 80, les hooligans belges firent parler d'eux à de nombreuses reprises, notamment les brugeois, toujours présents en nombre et possédant un potentiel exceptionnel, ainsi que les fans d'Anderlecht. En effet, à cette époque, ces deux équipes dominaient l'Europe et les déplacements étaient légions pour les heureux supporters. Les rencontres des "diables rouges" déchaînèrent aussi les passions lors des championnats d'Europe et des coupes du monde. Actuellement, les Hools belges ont un peu diminué leurs activités extra-footballistiques, d'une part à cause de leurs équipes médiocres, mais aussi à cause du renforcement de la sécurité autour des stades. Néanmoins, ils répondent toujours présents comme lors de Lyon-Bruges 2001-2002, ou bien encore Lille-Charleroi.

Caractéristiques...
Les Hooligans belges sont très semblables aux Allemands et aux Hollandais. Très gros consommateurs de bières, les belges en ont hérité une morphologie très imposante. D'autre part, la moustache est aussi caractéristique du "Hools belge", au même titre que les nombreux tatouages sur les bras et le dos. Généralement ont retrouvent les emblèmes des clubs, le nom du groupe (surtout pour l'ancienne génération) et des Bulldogs... Et pour certains groupes des croix celtiques. Certaines firmes ont peut-être plus de tattoos que d'autres: l'ACC de l'Antwerp, du moins son ancienne génération, les Bxl Boys du RWDM (nombreux skins), à Bruges et Charleroi (comparativement au nombre de lads)... Enfin, le crâne rasé est de moins en moins apprécié par les belges qui préfèrent nettement passer incognito dans la rue pour se battre, même si certains nostalgiques adhèrent toujours au mouvement skinhead.

Synthèse...
Les hooligans belges, au même titre que les Allemands et les Hollandais, sont assez respectés en Europe. Ils correspondent parfaitement au stéréotype que les gens extérieurs au mouvement peuvent se faire des hooligans. En effet, ils ont un goût très prononcé pour la violence et ils sont presque toujours présents pour affronter les hools étrangers. On a d'ailleurs pu voire cela lors de l'Euro 2000 puisque certaines rencontres, entachées de confrontations très violentes impliquèrent les hooligans belges. Au niveau de l'équipe nationale, celle-ci n'est pas suivie comme elle le devrait, en effet, trop de divergences entre les différents groupes empêchent une véritable union autour des Diables Rouges. (Belgique/France 2002 : sans opposants, les Belges se sont toqués ensemble).




ITALIE
Principaux groupes...
Les italiens, au même titre que les français, ne peuvent être considérés comme de véritables Hooligans. En effet, les italiens ont une mentalité ULTRA'. Il n'existe pas de groupes Hooligans officiels en Italie, mais, en revanche, il n'existe aucun club transalpin ne possédant pas son (ou ses) groupes ultras. La "Fossa dei Leoni", crée en 1968, fut le premier de ces groupes, suivi de peu par les "doriani" des "Ultras Tito Cucchiaronni" et les Boys San de l'Inter en 1969. Toutefois, s'il n'existe pas de groupes Hooligans à proprement parler, certaines "tifoserias" (ensemble des groupes ultras d'un même club) sont connues pour leur violence. On peut ainsi citer les Milanais, les ultras de Vérone, de la Lazio ainsi que les Romains et les ultras de l'Atalanta. En réalité, un seul groupe porte le nom de "Official Hooligan", mais il ne comporte pas plus de 10 membres... l'équipe qu'il soutient évolue en série C2... !!!

Les Idéaux politiques...
La plupart des groupes ultras italiens peuvent être considérés d'extrême droite. Il n'était pas rare de voir des drapeaux nazis dans les stades italiens, notamment au stade Olimpico de la Lazio ou bien à Vérone, avant qu'une loi n'interdise toute manifestation politique dans les stades. Les plus connus, outre les Irriducibili de la Lazio, les Vikings et les Irriducibili de l'Inter, sont à Vérone. En effet, les fans du Hellas n'hésitent jamais à hurler des cris de singes, à écrire des messages racistes ou bien encore à chanter des chansons telles que: "Ba mange des bananes dans la cabane de Weah"... mais, les plus extrêmes sont peut-être à Piacenza ou le groupe local s'appelle tout simplement "Official Balilla" du nom des mouvements de jeunes sous Mussolini. Les intéristes et les Juventini, à un degré moindre sont aussi connus pour leur racisme.
Néanmoins, certains groupes ultras sont d'extrême gauche. Les plus connus sont les ultras de l'Atalanta Bergame (Wild Kaos notamment) ou bien encore les ultras de Ternana (Red Boys).

Hooligans connus...
Parmi les "cani schiolti" (chiens errants, sous entendez les ultras indépendants se déplaçant incognito pour se battre) véritablement connus en Italie on ne peut citer que les jeunes Milanais ayant assassiné Vicenzo Spagnolo, ultra' du Genoa, lors de leur déplacement à Luigi Ferraris en 1996. Leurs noms étaient : Barbaglia, (condamné à 11 ans et 4 mois de prison).
Carlo Giacominelli, Massimo Elice et Luigi Dozio. Leurs actes marqua d'ailleurs les esprit italiens et une réunion de tous les principaux groupes ultras eut lieu peu après.

Faits d'armes...
Outre les tristement célèbres évènements de gênes, il convient de rappeler les nombreuses autres opportunités utilisées par les cani schiolti pour faire parler d'eux. Ainsi, de nombreux ultras ont péri, outre Spagnolo (dit "Spagna"), lors d'affrontements entre groupes ultras rivaux. On peut citer, dans le désordre, Paparelli de la Lazio, Antonio de Falchi de l'AS Roma tué lors d'une confrontation Milan-Roma il y a près de 10 ans. Plus récemment, un ultra' de Messine fut tué par une bombe agricole lors du match décisif pour la montée en série B Messine-Catania. Dans un autre registre, certains messages des ultras italiens sont restés tristement "célèbres". Ainsi, le message prononcé par les Irriducibili Lazio en l'honneur de Arkan mit en émoi toute l'Europe, de même que le portrait de Mussolini en plein virage nord.
De même, le refus du président de Vérone d'engager un joueur noir à cause des supporters scandalisa le monde du football.
En ce qui concerne les confrontations avec les Hooligans français, on peut retenir le duel psg-Juventus ainsi que le psg-Milan qui aboutira au vol d'une bâche Panthers aux milanais.

Caractéristiques...
Les cani schiolti italiens ne sont pas reconnaissables des autres ultras, c'est ce qui fait leur force. Il est en effet extrêmement difficile pour la police de repérer ces individus ressemblant à tout le monde. D'ailleurs, ces "supporters" voyagent toujours séparés des autres ultras se déplaçant, pour éviter d'être pris en charge par la police à leur arrivée. Ils se déplacent le plus souvent en voiture ou en train et en général à moins de dix. Enfin, ils sont parfois rasés et affectionnent particulièrement la bière et le cannabis. Les plus extrémistes portent un tatouage du Duce sur l'épaule.

Synthèse...
Au même titre que les français, les italiens ne peuvent être considérés comme de vrais Hooligans. Néanmoins, leur capacité à se fondre dans la masse et à agir rapidement en fait un danger permanent pour les ultras adverses. Ils ne sont pas vraiment fanatiques de la Squadra Azzura, c'est pourquoi ils ne se confrontent que rarement aux Hooligans étrangers, excepté en coupe d'Europe. (cf. Roma- Liverpool 2001)




PAYS BAS
Principaux groupes...
Les hooligans hollandais ne sont pas très nombreux mais sont très actifs. Les principaux groupes sont affiliés aux plus grandes équipes. A Feyenoord, le seul groupe hool est le SCF. L'Ajax est aussi un club possédant de nombreux supporters et donc hooligans notoires: on citera en exemple les groupes Vak-M (les anciens) et les AFCA (les jeunes) et biens sur sans oublier le F-side. Le PSV Eindhoven est un club historique qui possède de nombreux supporters dont de nombreux adhérents du Oost-Front.

Les Idéaux politiques...
La plupart des Hooligans hollandais ont des idéologies d'extrême droite. En effet, les très nombreux skinheads qui étaient présents lors de la Ligue des Champions 1999 avaient nécessités de nombreux policiers à cause de leurs idéaux politiques notamment lors du match Feyenoord contre Marseille. Ce fut aussi le cas lors de l'Euro 2000, notamment lors des matchs où les Pays-Bas étaient présents. Les hollandais, notoirement soûls étaient capables à tout moment de déclencher une bagarre qui pouvait être très violente.


Hooligans connus...
Le Hooliganisme hollandais, est peu connu en France bien que connus de la presse Hollandaise. En effet ce mouvement s'étend rarement en dehors des frontières des Pays-Bas mais quand cela est le cas les forces de police sont très présentes. D'autre part, contrairement à l'Angleterre, la violence dans les stades n'est pas assez grandes ni violentes pour qu'il y reste de grandes figures.

Faits d'armes...
Les principaux faits d'armes hollandais ont eu lieu lors des Ajax Feyenoord du milieux des années 90. On citera en exemple le Feyenoord-Ajax de 1996 qui fut émaillé de nombreux affrontements et par la mort d'un supporter. En effet, les supporters des 2 équipes s'étaient donnés rendez-vous dans un air d'autoroute pour se battre. Cette triste soirée se finit avec la mort d'un supporter et par la destruction de nombreuses voitures. Leurs violences est telle qu'ils ont été interdits de stades, mais ils viennent au maximum de rencontre. Ce mouvement est caractérisé par une bannière du Feyenoord : "You can't ban a Feyenoord fan" ("Vous ne pouvez pas bannir un fan du Feyenoord").

Caractéristiques...
Les Hooligans hollandais sont très semblables aux Allemands et aux Belges. Ils arrivent au stade complètement ivres, dans un état second, dû à l'usage de drogues douces et dures avant le match. Ils possèdent une morphologie très imposante. D'autre part, certains groupes hools ont des marques de reconnaissance comme le tatouage d'avant bras montrant l'appartenance a un groupe hooligans comme par exemple celui de Feyenoord. Enfin, le mouvement skinhead s'effiloche de plus en plus puisqu'ils préfèrent maintenant passer incognito dans la rue pour pouvoir mener une sorte de guérilla urbaine, sans être reconnu par la police.

Synthèse...
Les hooligans hollandais, au même titre que les Allemands et les Belges, sont assez respectés en Europe. Ils correspondent parfaitement au stéréotype que les gens extérieur au mouvement peuvent se faire des hooligans: ils fument du haschich, sniffent de la cocaïne, boivent des grandes quantités de bières. Ils ont un goût très prononcé pour la violence et ils répondent toujours présents pour affronter leurs confrères étrangers. On a d'ailleurs pu voir cela lors du match Pays-Bas-Allemagne de 1992, une rencontre entachée de confrontations très violentes qui impliquèrent les hooligans hollandais avec les supporters Allemands. Néanmoins, l'équipe nationale n'est pas suivi avec la même violence que les clubs.




POLOGNE
Principaux groupes...
Il existe de très nombreux groupes de Hooligans en Pologne. Parmi eux, les supporters de l'Arka Gdnya sont très réputés, leur notoriété leur a permis de se jumeler avec les Hooligans du Lech Poznan. Sur tout le territoire, des groupes très importants sont en place. On peut citer les Hools du Legia Varsovie, (avec les Ultras Legia), ceux du Polonia (Polonia Bytom), les Hools du Gornik Zabrze, le Gks Katowice et, enfin, les Lodz Hooligans (fans du Widzew Lodz). L'équipe nationale est assez peu suivie à l'étranger, mais, lorsque la Pologne reçoit des nations comme l'Angleterre ou l'Allemagne, les fans polonais répondent toujours présent.

Les Idéaux politiques..
Les Hooligans polonais ont, pour la plupart, des idéologies d'extrême droite. En effet, dans un pays qui subit encore une grave crise économique, à cause des multiples annexions du pays (Allemagne, URSS...), les jeunes ont besoin de repères et l'extrême droite leur offre des solutions. Les stades sont d'ailleurs des lieux propices pour que les Hools expriment leurs idéaux, par des drapeaux, des chants etc... D'autre part, il existe de très nombreux skinheads en Pologne, dont certains affirment ouvertement leurs opinions racistes.

Hooligans connus...
Dans leurs pays, certains Hooligans sont très connus et respectés par les autres. Il s'agit pour la plupart d'anciens Hooligans, ayant généralement arrêté leurs activités, mais qui ont fait leurs preuves il y a quelques années. Par exemple, chez les Hooligans de l'Arka Gdnya, les jeunes, même s'ils ont pris le relais, ont toujours pour leader un Hool d'une quarantaine d'années.

Faits d'armes...
Il existe très peu de rencontres de championnat polonais qui ne soient entachées de violents affrontements entre supporters adverses. Ainsi, certains matchs ont donné lieu a des confrontations mémorables, impliquant notamment les Hools du Lech Poznan et ceux du Legia Warszawa. Toutefois, les bagarres les plus médiatisées eurent lieu lors des rencontres de l'équipe nationale Polonaise. Ainsi, on peut retenir le match Pologne-Angleterre de 1996, durant lequel les anglais furent opposés à des adversaires de qualité. Il était d'ailleurs très difficile pour la police d'empêcher des combats qui eurent lieu aussi bien dans le stade que dans les rues.

Caractéristiques...
Les Hooligans polonais sont assez proche du type anglo-saxon et des hools serbes. En effet, de très nombreux adhérents de ce mouvement ont des crânes rasés, des tatouages et, parfois, des moustaches. Outre ces caractéristiques physiques, ont peut aussi noter des similitudes dans leur goût prononcé pour la bière et pour les drogues dures (cocaïne, héroïne, ecstasy).
Dans un autre registre, les Hooligans polonais ont pour particularité de se battre quasiment à chaque fois armés. Leurs préférences vont vers les barres, les couteaux, les câbles etc...

Synthèse...
Les supporters polonais font vraiment partie des éléments les plus dangereux du monde du hooliganisme. Tout à fait en accord avec le type anglo-saxon, leur ranc½ur vis-à-vis des multiples évènements qui ont frappé leur pays au cours du siècle précédent les rends d'autant plus violents. D'autre part, leurs idéaux politiques très marqués ainsi que leur style skinhead ne leur permet pas de passer inaperçus. Néanmoins, du fait de l'éloignement de leur pays, les Hools Polonais sont assez peu médiatisés et on oublie trop souvent de les classer parmi les meilleurs d'Europe, malgré leur potentiel exceptionnel.




GRÈCE
Principaux groupes...
Les Grecs, au même titre que les Français, ne peuvent être considérés comme de véritables Hooligans. En effet, les Grecs ont une mentalité ULTRA'. Il n'existe pas de groupes Hooligans officiels en Grèce, mais, en revanche, il n'existe aucun club helléniste ne possédant pas son (ou ses) groupes de supporters.
On peut dénombrer 3 grandes équipes en Grèce, et qui dit grandes équipes dit nombreux supporters. Ces clubs sont ceux de l'A.E.K Athènes, club suivi par la communauté turque, de l'Olympiakos Le Pirée, du Panatinaïkos et du PAOK Salonique. Pour l'AEK le principal groupe de socios est appelé Original 21. C'est un groupe qui a lié des amitiés avec le CU 84 de Marseille.

Les Idéaux politiques...
Le groupe Original 21 étant affilié avec le CU 84 on peut donc dire avec certitude qu'il est de gauche voire même d'extrême gauche. La Grèce étant un pays pas très riche par rapport au reste de l'Europe quasiment tous les groupes grecs sont de gauches. Mais ces clubs sont beaucoup moins revendicatifs que des groupes italiens, anglais ou allemands.

Hooligans connus...
Les mouvements hools grecs n'étant pas très radicaux ni extrêmement violent, leur impact international est très faible. Ainsi on ne connaît pas très bien le nom des principaux leaders de groupes que se soient des leaders historiques ou actuels. On ne pourra donc pas vous citer de noms précis.

Faits d'armes...
En 1991 lors d'un match de la Ligue des Champions entre l'AEK Athènes et l'Olympique de Marseille on pourra noter de nombreux affrontements qui avaient commencé avec le jet de différents objets sur les supporters marseillais et par les vols et la destruction de différentes bâches marseillaises. Ces actions furent gratuites et sans raisons vu le très bon accueil qu'avaient réservé les Marseillais au grecs lors du match aller.
Ces évènements se répétèrent lors du match entre l'Olympiakos et Marseille où cette fois-ci se sont les Marseillais qui ont volé une bâche aux grecs.
On pourra également citer le match du Salonique contre le PSG où l'atmosphère avait été très tendue auparavant, pendant et après le match.
Les derbys d'Athènes chaque année sont des grandes manifestations de violence qui sont répercutés dans les premières pages des journaux grecs nationaux. Ainsi on dénombre tous les ans de nombreux blessés et de nombreuses arrestations. Chaque année le nombre de policiers augmentent dans des proportions inimaginables et presque sans aucun résultat.

Caractéristiques...
Les hooligans grecs sont comme en Italie et en France, ce ne sont pas de "vrais hools". Ils ne sont pas reconnaissables dans la foule puisqu'ils n'ont pas de crâne rasé, ne sont pas fascistes et ne le montrent pas. Certes on peut dénombrer de nombreux affrontements mais la plupart des actes de hooliganisme grec est le vol de bâche et leur destruction. Leur énergie est principalement du à un amour infini pour leur club ce qui explique leur patriotisme et leur grande ferveur envers leur club.
Une légende entoure certains groupes de supporters: chaque club aurait sa drogue attitrée... (Ecstasy pour les uns, Acide pour les autres...). Légende ou réalité, une chose est indéniable, les supporters de l'Olympiakos sont parmi les plus chauds.

Synthèse...
Au même titre que les français, les grecs ne peuvent être considérés comme de vrais Hooligans. Néanmoins, leur capacité à se fondre dans la masse et à agir rapidement en fait un danger permanent pour les groupes de tifos adverses. Ils ne sont pas vraiment fanatiques de l'équipe nationale grecque, c'est pourquoi ils ne se confrontent que rarement aux Hooligans étrangers, excepté en coupe d'Europe. (cf. Olympiakos-Olympique de Marseille 1991).




ALLEMAGNE
Principaux groupes...
Les Hooligans allemands, parmi les plus "réputés" dans le monde du hooliganisme, sont surtout localisés dans les clubs d'ex-RDA. Ainsi des clubs tels que Schalke 04 (suivi par la communauté Turque), Hambourg S.V. ont un potentiel de frappe beaucoup plus important que des clubs tels que le Bayern Münich ou Stuttgart. Toutefois, les hooligans de Dortmund (malgré la dérive politique du Borussen Front) ou de Münchengladbach sont aussi respectés dans le mouvement allemand.
Il est intéressant de noter que la Münich Service Crew est un groupe rassemblant sous la même entité les hools du Bayern et de... Munich 1860.

Idéaux politiques...
La quasi totalité des groupes allemands peuvent être qualifiés d'extrême droite. Il n'est pas rare de voir des drapeaux nazis dans les stades allemands. Ils exportent leur violence lors des matches internationaux. On a pu le constater lors de la Coupe du monde 1998 lorsque le gendarme Nivel fut attaqué et mis dans un état comateux pendant de longs mois par une poignée de supporters d'extrême droite. Toutefois, il existe de rares groupes de gauche, comme San Pauli.

Hooligans connus...
Parmi les hooligans allemands, deux sont particulièrement bien connus de la police française:
Le premier, Markus Warnecke, est le principal suspect dans l'agression de Daniel NIVEL. Avant le drame de Lens, il était connu de la justice allemande pour avoir sur son casier judiciaire, cinq condamnations, dont deux pour résistance et tentative de blessures à agent de la force publique en 1993 et 1997. Mis en examen en France pour tentative d'homicide volontaire sur militaire de la gendarmerie dans l'exercice de ses fonctions et voies de faits sur militaire de la gendarmerie en qualité d'auteur ou de complice et avec usage ou menace d'une arme, l'accusé encourt une peine de 15 ans de réclusion criminelle.
L'autre, Karl-Heinz Elschner, est lui aussi suspecté d'avoir participé à la bagarre. Toutefois il n'encourt pas les mêmes peines.
Notons également au sein du Borussen Front la notoriété de SS Siegi.

Faits d'armes...
Outre les tristement célèbres évènements de Lens, il convient de rappeler les nombreuses autres opportunités utilisées par les hooligans allemands pour s'illustrer. Ainsi, de nombreuses confrontations sont restées gravées dans les mémoires. Parmi elles on peut citer le match Pays-Bas-Allemagne durant l'Euro 1992 disputé en Suède, le match Autriche-Allemagne de 1994, le duel entre les hooligans belges et germaniques en 1995 et enfin la confrontation entre anglais et allemands lors de l'Euro 2000. En France, c'est surtout les hooligans allemands se rendant à Strasbourg (au stade de La Meinau) qui font parler d'eux en cherchant le contact avec les différents groupes ultras français. Néanmoins, les oppositions récentes entre clubs français et allemands n'ont jamais réellement été très violentes. On peut prendre pour exemple le match psg-Bayern en 2000 durant lequel, bien que les parisiens voulaient se battre, ils n'ont jamais trouvé d'oppositions valables.

Caractéristiques...
Les hooligans allemands sont de très gros consommateurs de bière et de drogues douces, ils sont reconnaissables par leurs tenues et leur physique très souvent volumineux. Parmi ces individus, il y a de très nombreux skinheads et néo-nazis. Ils sont parfois armés de battes de baseball et n'hésitent pas à s'en servir.
Actuellement, émerge la mode du "Style Casual" permettant à ses adeptes de passer inaperçu et donc de pouvoir agir plus aisément. Au niveau vestimentaire, dans les années 90 ils étaient adeptes de Chevignon, Chipie et surtout Blue System.

Synthèse...
Au même titre que les anglais, les allemands sont représentatifs du mouvement hooligan. En se faisant craindre par l'Europe entière et surtout par les polices nationales, ils ont acquis un respect et une reconnaissance de leurs pairs. Toutefois, si la Maanschaft (équipe nationale) est fortement suivie par les germaniques, il n'en demeure pas moins vrai, que les clubs nationaux ne suscitent ni le même engouement, ni le même respect de la part des hooligans européens.




ANGLETERRE
Principaux groupes...
L'Angleterre fut le berceau du Hooliganisme et, de nos jours, elle reste maître dans ce domaine. En effet, des groupes de Hooligans anglais, même s'ils ont de plus en plus de mal à se rencontrer à cause des dispositifs policiers très perfectionnés, existent dans tout le pays.
Les plus connus et les plus craints sont à Londres, ils siègent à Millwall ("No one like us and we don't care !!!") ainsi qu'à Chelsea avec les célèbres Head Hunters. Ces derniers sont d'ailleurs jumelés avec les Hooligans des Rangers. Les autres Firmes londoniennes sont aussi très respectées, il s'agit de West Ham et de Tottenham. Les derbys londoniens sont toujours l'occasion pour ces groupes de s'affronter. Dans le reste du pays, les Hooligans de Manchester, même s'ils n'existent plus aujourd'hui officiellement, ont connus leurs heures de gloires dans les années 80. Il en est de même pour Liverpool et son "Kop" ainsi que pour Derby. Enfin, les Hooligans de Leeds sont respectés tant sur leur sol qu'en Europe où ils firent parler d'eux à maintes reprises. Néanmoins, si ces quelques groupes émergent, il n'en reste pas moins vrai que le potentiel de frappe est omniprésent dans toute l'île. On a pour preuve l'engouement que suscite chaque déplacement de l'équipe nationale suivie par des supporters de tous les clubs.

Les Idéaux politiques...
Les Hooligans anglais ont des idéologies d'extrême droite, cela ne fait aucun doute. En effet, la quasi-totalité des Hools d'outre manche sont par la même occasion des adhérents des partis nationalistes anglais. Les plus extrémistes sont, une fois encore, à Chelsea puisque certains Head Hunters sont aussi les plus actifs membres du groupe "Combat 18", dont l'unique objectif est de revendiquer le racisme et le nazisme. Ces individus vont par exemple se faire photographier devant le camp d'Auschwitz et envoyer la photo à un directeur de journal juif, ou bien envoyer des menaces... Tous les moyens sont bon pour affirmer leur idéaux extrémistes, même les plus ignobles. D'autres part, les voyages internationaux de l'équipe nationale sont toujours suivis par supporters désireux de "combattre pour la patrie".

Hooligans connus...
Parmi les dizaines de Hooligans anglais considérés comme des légendes outre-manche, seuls quelques-uns sont connus des observateurs français. A tout seigneur tout honneur, l'anglais Térence Last (ou Terry Last), reste l'une des références dans le milieu des Hooligans. Il se fit surtout connaître lors des années 80 et au début des années 90. Il en est de même pour les Hooligans de Manchester nommés: Roy Downes, Tony Roberts, Sammy... Plus récemment, les Head Hunters Jason Mariner, Andrew Frain (dit Andy) ont aussi été connus des français en étant infiltrés par un journaliste de la BBC Donald Mc Intyre, il faut toutefois signaler qu'ils n'ont eu que des peines ridicules malgré la gravité des faits. Enfin, Stephen Hickmoth (dit Hicky) est aussi un modèle pour tous les jeunes Hooligans anglais.

Faits d'armes...
Les Hooligans anglais ont eu, au cours de l'histoire du mouvement, d'innombrables occasions de faire parler d'eux. Étant donné l'abondance d'information, c'est surtout les événement les plus graves qu'il faut retenir. Bien évidemment, le plus connu est le drame du Heysel lors de la finale de la Coupe des Champions en 1986. En effet, 39 personnes trouvèrent la mort et 600 furent blessées à cause des Hooligans de Liverpool (réputés d'ailleurs comme les meilleurs voleurs de toute la Grande-Bretagne) qui sautèrent sur les supporters de la Juventus et provoquant l'effondrement d'un mur. Quelques années auparavant, les Hooligans de Manchester United avaient "retourné" la ville de Turin dans le cadre de la demi-finale de la coupe d'europe. Sur le sol anglais, les drames furent aussi nombreux. Le plus grave fut sans aucun doute Sheffield (au stade d'Hillsborough) le 15 Avril 1989, où une bousculade entre les supporters de Liverpool et de Nottingham Forest causa la mort de 95 personnes et 200 autres furent blessés, bien que l'incendie à Bradford en 1995 causa aussi la mort de 56 personnes. On peut aussi citer les rencontres Galatasaray-Leeds avec un mort côté anglais ("Welcome to the hell") ainsi que AS Rome- Liverpool avec une confrontation entre extrémistes italiens et anglais. D'autre part, chaque tournoi international est l'occasion pour les anglais de s'illustrer, notamment en Espagne en 1982, pour Italia 90, en Sardaigne et plus précisément à Cagliari, et, bien sûr, pour France 98 (à Marseille notamment) ainsi qu'à l'Euro 2000 malgré toutes les dispositions policières et les contrôles aux frontières. Ces derniers évènements ont d'ailleurs failli causer l'élimination de l'équipe anglaise.
En ce qui concerne les affrontements avec les groupes français, on peut rappeler les rencontres Marseille-Chelsea 2000 (dans le parc Chanot) ainsi que Marseille-Manchester (dans le stade même). Mais aucune de ces bagarres ne restera dans les annales, contrairement aux affrontements lors de la Coupe du Monde avec un duel entre Marseillais et Anglais sur le Vieux port, ainsi qu'à Toulouse.

Caractéristiques...
Les Hooligans anglais sont un modèle pour tous les anglo-saxons. En effet, leur style crâne rasé, tatouages du club sur tout le corps, les bombers noirs et les doc'martens font école auprès de la majeur partie des hooligans européens. De plus, le goût exacerbé pour l'alcool, notamment la bière (Carlsberg's entre autres) ainsi que pour les drogues douces ou dures est aussi caractéristique des hools anglais. Néanmoins, de plus en plus de hooligans choisissent, de nos jours, d'adopter un style moins caricatural car moins voyant et cela leur permet de ne pas être remarqués des caméras. Le "Style Casual" est désormais abandonné pour laisser place aux chemises et pantalons de toile voire même un bob quand ils vont a l'étranger.

Synthèse...
Les hooligans britanniques furent les instigateurs du mouvement en Europe et actuellement, il n'y a aucun pays qui puisse rivaliser avec eux. En réalité, seuls les "Barras Bravas" argentins seraient en mesure de dominer les anglais sur terrain neutre, car il est évident qu'à domicile, les hooligans des pays d'Europe de l'Est sont capables de mettre en déroute les anglais.
Le "phénomène hooligan" est tellement entré dans la culture et les m½urs anglais que certains "voyous" resteront dans la légende.




FRANCE
Principaux groupes...
Les Hooligans français ne sont pas particulièrement craints en Europe, excepté les Hools parisiens. En effet, rares sont les supporters de l'hexagone ayant occasionné de violents incidents lors de leurs déplacements européens. En revanche, sur le sol national, il existe certains groupes tirant leur épingle du jeu. A tout seigneur, tout honneur, les IBR paris (entendez Indépendants Boulogne Rouge) dominent le panorama français depuis des lustres. Dans les années 90, les principaux groupes Hooligans à Boulogne étaient le "Pitbull Korps", les "Flybirds" et "l'Army Korps". Ces groupes étaient très organisés, et il éditaient d'ailleurs un fanzine très apprécié: KOBTN.
Derrière, les Stéphanois semblaient avoir un bon potentiel avant de descendre en D2.
Si on remonte quelques années en arrière, on garde en mémoire les Meinau Boys (seul groupe qui aurait dérobé une bâche aux Fanatics), les nantais, les lillois (Keppers et DVE) ainsi que les Hools lyonnais.
En revanche, même si il n'y a pas de Hools dans le sud, il n'était jamais bon, dans le temps de se frotter aux niçois ou aux toulonnais.
Enfin, les Marseillais n'ont jamais eu pour objectif d'être des Hooligans mais il ont un potentiel de frappe très important. C'est peut être la raison pour laquelle ils furent attendus avec tant de crainte à Bologne et Vigo.

Idéaux politiques...
Les groupes les plus puissant dans le domaine du Hooliganisme ont surtout des idées d'extrême droite. En effet, il y a certains membres des IBR cartés au FN (et même certains faisant partie du service d'ordre de le pen). Ainsi, à l'issue du match psg/Galatasaray, 8 supporters parisiens furent mis en examen pour: «Violences en réunion avec ou sans armes, jet de projectiles mettant en danger la sécurité et exhibition d'insignes ou de signes rappelant une idéologie raciste ou xénophobe.» Il en est de même chez les Stéphanois (surtout MF91) et chez les Lyonnais où l'on retrouve certains Boneheads. Même au Stade Vélodrome de Marseille, (dont les supporters sont pourtant réputés comme cosmopolites et gauchistes), certains groupes fascistes avaient réussi à s'imposer. Outre le Weiss Blau Korps, le Death Korps était un groupe d'extrême droite inclus au CU84, mais qui fut dégagé du stade par les South Winners 87, aidés par des anti-fascistes du CU qui refusaient la politique dans les stades (même si c'était leurs propres idéaux). Pour le reste, les groupes n'ont pas de réels idéaux politiques.


Hooligans connus...
Il n'y a pas réellement de Hooligans connus en France, bien que certains soient des habitués des commissariats. Toutefois, on peut retenir les noms de quelques individus qui se sont illustrés tant au niveau national qu'européen. Ainsi, Julien T. (qui avait raccroché après psg-Caen en 93) est sans doute le plus connu des hooligans français. De même, le parisien Fabian G. est aussi considéré comme l'un des chefs de file du mouvement en France. D'autre part, il se dit qu'un ultra' marseillais, surnommé "La Mouche", est aussi un Hooligan très craint des services de police... même en Angleterre, où il est classé "C" par les services de police! Il se rend en Angleterre lors de chaque trêve du championnat français pour participer à différents affrontements entre firmes anglaises (d1, d2, d3...). On raconte qu'il connaît de nombreux leaders de groupes anglo-saxons, et qu'il est d'ailleurs respecté par ces derniers puisqu'il possède le tatouage des vrais Hools britanniques: la toile d'araignée sur son genou...

Faits d'armes...
Dans les dix dernières années, de nombreux affrontements sont restés dans les mémoires collectives, non seulement du fait de leur violence, mais aussi à cause de leur ampleur.
Le plus connu est sans conteste le OM-Psg 1993, durant lequel des parisiens déchaînés et haineux (à cause de la victoire de l'OM en coupe d'Europe) bombardèrent des marseillais dans un premier temps stupéfaits, puis révoltés. Néanmoins, cet affrontement sera marqué par le vol d'une bâche aux "Supra" parisiens. Peu après, le match de coupe d'Europe entre la Juve et le psg sera marqué par de violentes confrontations. Plus récemment, les deux rencontres entre l'OM et le Croatia Zagreb (avec des Bad Blue Boys armés devant la boutique du CU), entre l'OM et Chelsea (avec un parc Chanot bouillant après le match) ainsi que l'opposition avec les anglais, sur le vieux port, lors de la Coupe du Monde furent assez tendues.
Enfin, le match entre le psg et Galatasaray fût peut être la confrontation la plus médiatisée et la plus violente de cette décennie. En effet, une bagarre dans de telles proportions n'avait jamais été imaginée par l'opinion publique, d'où une stupeur immense.


Caractéristiques...
Les hooligans français n'ont pas de caractéristiques spécifiques. En effet, il y a trop de disparités entre les groupes français pour pouvoir établir un réel "modèle". On peut néanmoins affirmer que les Hooligans du nord de la France ont plutôt une tendance anglo-saxonne (crânes rasés, bombers, tatouages...) alors que les "sudistes" sont plus proches de l'esprit italien et n'ont aucun caractère particulier.

Synthèse...
Même si les Hooligans français ne sont pas vraiment craints en Europe, il n'en demeure pas moins vrai qu'ils savent répondre présent en cas d'attaques. Hormis les parisiens, très peu de groupes recherchent volontairement la confrontation et se contentent de se défendre. Il serait toutefois dangereux pour les autres pays d'Europe de sous-estimer les français, car certains évènements passés ont démontrés que l'esprit de révolte français ne demandait qu'à s'éveiller.




SERBIE-MONTENEGRO
Principaux groupes...
Les groupes de Hooligans serbes étaient très nombreux lorsque la Yougoslavie était encore unifiée. En effet, de nombreux clubs, alors sur le toit de l'Europe du football, étaient suivis par de très nombreux supporters. On peut ainsi citer l'Hadjuk Split, avec la Torcida Ultra' (et son bus mythique), mais aussi les Bad Blue Boys du Croatia Zagreb, désormais disparus, (mais dont les membres les plus actifs se sont convertis en stadiers pour exprimer leur violence en toute légalité). Toutefois, les groupes les plus violents se sont toujours situés en Serbie, puisque l'on connaît bien les Grobari du Partizan de Belgrade ou bien encore les Ultras Red Star de l'étoile Rouge, toujours à Belgrade. D'ailleurs, les confrontations étaient beaucoup plus violentes entre les groupes des différents états au début des années 90 (entre croates et serbes par exemple), car les rivalités étaient dues à des motivations politiques très divergentes. De nos jours, les Hools de Vojvodina Novi Sad (et leurs ultras), ou de Rad et Radnicki, sont de plus en plus présent sur le territoire national, même si ils n'ont pas la notoriété des groupes de la capitale.

Les Idéaux politiques...
Les opinions politiques des Hooligans serbes ne laissent aucune ambiguïté. En effet, de très nombreux supporters serbes ont forgé leurs idéaux durant les multiples guerres ayant éclatés dans les Balkans au cours des années 90, et ils sont donc très nationalistes et extrémistes. Ainsi, de très nombreux jeunes adhèrent aux partis politiques d'extrême droite, et les plus virulents d'entre eux ont d'ailleurs fait parti des milices et de l'armée serbe. Certains hommes politiques comme Slobodan Milosevic ont d'ailleurs put endoctriner ces individus avec une facilité déconcertante.

Hooligans connus...
Du fait de l'éloignement relatif entre la France et la Serbie, les "exploits" des Hooligans serbes ne parviennent pas jusqu'aux médias français. Néanmoins, on a pu, lors de la dernière Coupe du Monde, voir certains individus à l'½uvre, notamment lorsqu'ils pénétrèrent sur la pelouse pour frapper l'arbitre Veissière, ou bien lors des affrontements de Yougoslavie-Allemagne.
Toutefois, les Hools serbes sont très craints et connus dans leur pays, et la plupart d'entre eux ont déjà subi des condamnations pour "désordre urbain".

Faits d'armes...
Durant les années 90, les hooligans serbes étaient très craints dans toute l'Europe. Ainsi, les confrontations étaient fréquentes entre yougoslaves et hools des pays d'Europe de l'Ouest. Par exemple, en 1988, lorsque quelques ultras marseillais se rendirent à Split pour le match retour des quarts de finales de la Coupe des Coupes, ils crurent leurs dernières heures arriver lorsque tout les supporters du virage de la Torcida Hadjuk envahirent le terrain... et se dirigèrent vers eux.
En réalité, c'était les policiers qui avaient attaqué les supporters croates, qui tentaient de s'enfuir. Cela précédait d'ailleurs les différents conflits dans les balkans. D'autre part, le match OM-Etoile Rouge de Belgrade qui eut lieu à Bari en 91 obligea les autorités italiennes à mettre en place un dispositif de sécurité exceptionnel, avec une ville coupée en deux. En effet, tout laissait croire à de violents affrontements entre fans des deux camps. De même, la double confrontation entre les supporters (surtout les ultras) marseillais et ceux du Croatia Zagreb lors du premier tour de la ligue des champions 2000 fit quelques blessés (dont un marseillais touché par un cutter). Toutefois cela aurait pu être plus grave puisque les anciens Bad Blue Boys se rendirent devant la boutique du CU84 avec une arme blanche. D'autre part, selon le témoignage de certains fans olympiens, les hools croates seraient devenus stadiers pour pouvoir exercer leur violence en toute légalité. Mais, outre ces affrontements européens, ce sont les confrontations nationales qui ont occasionné les plus graves incidents. Ainsi, le derby de Belgrade entre le Partizan et l'Etoile Rouge fût le théâtre de scènes incroyables, comme en 1998 où les supporters des deux camps envahirent la pelouse pour se battre, ou bien encore en 1999 lorsqu'un ultra' de l'Etoile Rouge trouva la mort après avoir été touché par une fusée.

Caractéristiques...
Les Hooligans serbes ont tout à fait les mêmes goûts que l'ensemble des Hools Anglo-saxons. En effet, ils apprécient particulièrement la bière et les drogues (surtout les plus dures), notamment la cocaïne, l'héroïne et le cannabis. D'autre part, de très nombreux serbes ont adopté le look skinhead, en partie à cause de leurs idéaux politiques. Enfin, les hooligans serbes sont très friands de tatouages en tout genres, en particulier ceux qui désirent revendiquer leur appartenance à un groupe. En ce qui concerne le style vestimentaire, les serbes portent des bombers, ainsi que des jeans et des chaussures à clous.

Synthèse...
Les Hooligans serbes sont parmi les plus violents du monde. En effet, leur haine des pays de l'Ouest est très exacerbée puisqu'ils les considèrent responsables des multiples guerres qui ont décimée la Yougoslavie. D'ailleurs, de nombreux jeunes Hools font partie des armées indépendantistes, dirigées par des dictateurs tels que Slobodan Milosevic. Ainsi, même si les médias ne médiatisent pas le mouvement Hooligan serbe (et plus largement, ex-Yougoslave), il ne faut surtout pas sous-estimer les risques de déplacement en territoire Serbe.
Enfin, même si les supporters serbes ne suivent pas souvent l'équipe nationale, ils restent craints des services de sécurité internationaux, comme on a pu le voir lors de l'Euro 2000 aux Pays-Bas.




TURQUIE
Principaux groupes...
Les Firkitepeliler, groupe de hooligans du Galatasaray, a la particularité de voir le noyau de ses membres vivre dans le quartier de Firkitepe, à Istanbul.

Idéaux politiques...
Comme le reconnaissent la plupart des turcs, c'est le nationalisme et non l'alcool qui fait avancer le hooliganisme dans le pays. En effet, à l'image d'Eskiya, qui est accessoirement un des trésoriers du MHP (dont le fondateur fût Alpaslan Turkesh qui choisit comme symbole les trois lunes), les hools Turcs sont souvent proche des mouvements nationalistes extrémistes, tels que les Loups Gris. D'ailleurs, les membres du groupe du "Bandit" ne sont pas allés à l'Euro 2000 pour répondre aux insultes et aux provocations mais pour protéger l'honneur du drapeau turc et celui du père de la nation, Mustapha Kemal Ataturk.

Hooligans connus...
On connaît peu les hooligans Turcs. Toutefois, un individu fit beaucoup parler de lui les semaines précédent l'Euro 2000. On le surnomme "Eskiya" (Le Bandit), et il était le meneur d'un groupe de 152 supporters partis en Belgique pour soutenir l'équipe nationale Turque. Cet industriel en textile, accessoirement secrétaire d'une section du Parti d'Action Nationale (MHP, parti nationaliste proche du mouvement terroriste d'extrême droite des Loups Gris et membre de la coalition au pouvoir), possède une arme à feu qu'il conserve dans son attaché-case et il vit dans la partie asiatique d'Istanbul, dans le quartier de Firkitepe. Un autre hooligan, Ali Amit Dumin, fut accusé d'un double homicide volontaire avec le prétexte d'avoir répondu aux provocations des Anglais de Leeds United. Il risquait une douzaine d'années de prison.

Faits d'armes...
Le 5 Mai 2000, à Istanbul, en marge de la rencontre entre Galatasaray et Leeds United, deux supporters Anglais ont été assassinés. Depuis, on surnomme les hools Turcs les "nouveaux barbares du football". Les deux victimes avaient uriné sur le drapeau Turc.

Caractéristiques...
Les 152 hooligans turcs présents à l'Euro 2000 étaient difficilement identifiables. En effet, ils portaient tous un costume cravate avec, sous le veston, un T-shirt de l'équipe nationale Turque ainsi que celui, blanc et bleu du MHP. Cependant, on pouvait reconnaître les membres de ce groupe à la manière de se saluer. En effet, en unissant les doigts de la main (comme pour imiter le museau d'un loup), ces individus revendiquent leur appartenance aux Loups Gris. De plus, ils portaient tous une bague avec une grappe de raisin, symbole d'unité, et pratiquent les arts martiaux. Enfin, il est intéressant de signaler qu'ils partirent sans armes.




DIVERS
Principaux pays...
Outre les différents pays étudiés, il convient de signaler que de très nombreux états possèdent aussi des Firmes très violentes. Toutefois, il n'etait évidemment pas possible de tous les étudier, c'est pour cela que nous avons choisi seulement quelques pays représentatifs de toutes les manières d'agir en Hooligan. Ainsi, on trouve des Hooligans dans tous les pays d'Europe de l'Est: Slovénie (Green Dragons), République Tchèque, Slovaquie, Biélorussie, Hongrie (à tel point que le fanzine national "1,2,3 Felid" fait un appel au calme systématique dans chacun de ses numéros "non alla violenza!"), avec les Svitiprok Debrecen, l'Ukraine, mais surtout la Russie avec notamment les récents affrontements entre les supporter du CSKA Moscou et ceux du Spartak (avec des centaines de sièges arrachés).
A l'Ouest, on peut considérer certains groupes espagnols comme violents. Les plus connus sont les Frente Atletico, à Madrid, les ultras du Bétis, mais aussi ceux d'Osasuna (Indar Gorri). Plus au Nord, les Ecossais, avec les Firmes de Glasgow, (celle des Rangers est jumelée avec les Head Hunters de Chelsea) quelques supporters des Airdreonians (D2), puis en Irlande (Eire et Irlande du Nord), bien que le football soit moins populaire. Enfin, les Turcs sont très craints (de plus en plus) des Européens, du fait de leurs "exploits" récents (Galatasaray et Fenerbahçe en tête).

Les Idéaux politiques...
La plupart des Hooligans des pays cités ont des idéologies d'extrême droite, pour des raisons diverses citées dans les différents "portraits" des pays étudiés. Ainsi, les Hools d'Europe de l'Est sont semblables aux polonais et aux serbes, les espagnols aux latins (français et italiens) et les écossais ressemblent aux anglais. Néanmoins, certains groupes sont très à gauche, comme les Indar Gori (Osasuna).

Hooligans connus...
Au même titre que la plupart des pays étudiés, rares sont les Hooligans dont les noms sont connus au delà des frontières de leur pays. En effet, les Hools (hormis les anglais et les allemands) suivent rarement leurs équipes nationales lors des grandes compétitions qui sont pourtant très médiatisées. Ainsi, leurs actions restent le plus souvent locales, d'où une reconnaissance limitée.

Faits d'armes...
Les Hooligans des pays d'Europe de l'Est, cités auparavant, ont réalisé de nombreux "coups d'éclats", mais rarement contre des Firmes de l'Ouest, car les clubs de ces pays (exception faite du Dynamo Kiev) ne parviennent que rarement aux second tours des coupes européennes. En revanche, les supporters turcs ont fait parler d'eux à maintes reprises, en particulier lorsqu'un Hool de Leeds United fut tué de plusieurs coups de couteau, alors que de nombreux autres furent gravement blessés. Désormais, les turcs sont attendus partout (CF: psg-Galatasaray 2001) et ils sont haïs par toutes les Firmes anglaises. On a pu ainsi voir, sur leur site, les Head Hunters qui se félicitaient de la victoire des Hools du psg. En ce qui concerne les écossais, le match opposant le psg aux Rangers vit, au match retour, une domination (maigre et d'ailleurs contestée) des britanniques face aux parisiens lors des différents affrontements de la journée.

Caractéristiques...
Tous les Hooligans des pays cités appartiennent à l'un des styles déjà développé auparavant. Ainsi, les Hools d'Europe de l'est sont très proches du style Anglo-saxon, skinheads, adeptes de l'alcool (vodka) et des drogues (cocaïne etc...) et qui adorent les tatouages. En revanche, les Espagnols sont très simples et, au même titre que les italiens, ils passent incognito dans une foule. Enfin, les turcs portent presque toujours une moustache ainsi que les couleurs de leurs clubs.

Synthèse...
Les études réalisées dans différents pays ont permis d'observer que les vrais Hools sont très semblables entre eux, et qu'il existe peu de moyens différents pour se battre: soit, comme les anglais, on affirme clairement ses convictions au risque d'être repéré par les services de police, soit, comme les italiens, on passe incognito dans la foule et on agit très rapidement. Les objectifs sont d'ailleurs différents puisque, si les Anglais désirent avant tout faire parler d'eux, les transalpins préfèrent garder l'anonymat pour tout détruire. Preuve en est la nécessité pour les italiens de se masquer le visage alors que les britanniques restent à visage découvert.
Enfin, comme on a pu le voir, malgré des dispositifs policiers de plus en plus perfectionnés, les Hooligans ont évolué pour parvenir à exprimer leur violence, qu'ils exercent désormais à l'extérieur des stades.




CHINE
Principaux groupes...
En Chine, le hooliganisme est devenu un des problèmes majeurs des championnats de football professionnels. Ainsi, à Shenzhen, on trouve quelques éléments violents qui n'hésitent pas à affronter les supporters de toutes les équipes du pays. Les fanatiques de Xiamen ont aussi un certain potentiel, de même que ceux de Yanji.

Idéaux politiques...
Les hools chinois n'ont pas de vrais idéaux politiques, mais le football leur permet d'exprimer ouvertement leur mécontentement à l'égard de leur vie quotidienne, marquée par l'omniprésence du Parti Communiste. Ainsi, ces manifestations violentes orchestrées par des supporters issus de la classe moyenne peuvent témoigner d'une envie de se faire entendre.

Hooligans connus...
On ne connaît pas vraiment de hooligans en Chine, d'ailleurs il n'en existe pas à proprement parler. Toutefois, on peut retenir le nom de certains supporters proche des ultras européens qui n'hésitent pas à affronter les autorités, et ce, en dépit du régime politique très peu propice au désordre urbain. Parmi eux, Shi Song, "capo" des supporters de la Shenzhen Pingon et Liu Peiyang, qui dirige le club de supporters de la Sichuan Quanxing, à Chengdu. Song, né à Jiangzi, ressemblerait tout à fait au prototype du "footix" français si son amour pour Shenzhen ne le poussait pas à affronter, parfois, les supporters adverses trouvés dans ses tribunes.




MAROC
Principaux groupes...
Les "marginaux" de l'Indépendance de Khemisset ont fait parler d'eux à maintes reprises; non pour défendre une cause sociale ou politique mais pour effacer par la force l'humiliation infligée à leur équipe de l'IZK (notamment lors de IZK-RAC en 1999).

Idéaux politiques...
Les Zemmouris n'ont aucune appartenance politique, pas plus que syndicale ou associative. C'est la fragilité du tissu social marocain qui est la principale cause des incidents au Maroc, et non la politique.



AFRIQUE
Les drames au stade...
Les drames les plus meurtriers qui ont eu lieu dans des stades ont la plupart du temps eu lieu en Afrique dans des stades qui ne respectent pas le normes de sécurité, qui sont trop remplis et en sous effectifs de secours.
L'accident qui suit le plus cette définition est ce lui du Ellis Park de Johannesburg le 21 Avril 2001. Le stade est plein de 120 000 personnes soit 50 000 de trop, les secours ne sont pas prêts. Un simple mouvement de foule et c'est le drame, les spectateurs sont écrasés, tombent et sont ensuite piétinés. On dénombrera 47 mors et 160 blessés. C'est la tragédie l'une des plus meurtrière à ce jour.
Un autre événement est resté dans nos mémoires: 9 mai 2001 les supporters sont mécontents de leur équipe, des bagarres commencent pour arrêter ça la police envoie des gaz lacrymogènes et le drame commence. Les gens courent et se piétinent pour éviter les gaz; c'est la panique. On dénombrera enfin 126 morts et 93 blessés. C'est à ce jour l'accident le plus meurtrier d'Afrique.
D'autres types de tragédies ont eu lieu comme celle du Welagedara stadium au Sri Lanka où une personne a fait explosé une bombe qui tua 11 personnes et en blessa 200. On soupçonne une organisation criminelle d'avoir commandité cet attentat.
Mais le plus étonnant se passa en République démocratique du Congo le 27 Avril 2001. En effet l'arbitre arrête le match à cause d'actes de hooliganisme (insultes et jets de pierres). Des supporters envahissent alors la pelouse créant une immense bousculade puisque les portes de sorties ne s'ouvraient pas. Il y aura 10 morts et 51 blessés.
Les morts peuvent être aussi du à l'insalubrité des stades, comme ce fut le cas en Iran au stade de Sari le 4 Mai 2001 où la toiture du stade s'était effondrée sur les spectateurs. On comptera 2 morts et 300 blessés.
Le 13 Janvier 1999, au stade du Caire, quelques tribune ne sont pas remplies, les supporters sont aigris. Les hautes instances n'ouvrent qu'une porte pour les remplir; c'est la bousculade. On comptera 8 morts et 15 blessés.
En 1996, au Zambie 9 personnes seront tués et 52 blessés par l'effondrement d'une tribune.
Mais ces drames n'ont pas toujours lieu en Afrique, en effet on en dénombre au Guatemala et en Equateur. Au stade Mateoflores à Guatemala City, 10 000 billets de trop ont été vendus. Cette surpopulation provoque des mouvements de foule qui vont tué 82 personnes et en blessés 150.




ARGENTINE
Principaux groupes...
En Argentine, les groupes hooligans sont les plus craints d'Amérique du Sud et même du monde. En effet le groupe le plus connu est celui des "Barras Bravas" affilié au club de Boca Junior de Buenos Aires: La Doce. Ce groupuscule suit également l'équipe nationale lors de ses déplacements d'où une certaine crainte lors du mondial 1998 en France. Les supporters de River Plate sont aussi très connus en Amérique Latine, notamment le groupe des "Borrachos del Tablon" (les ivrognes). Le derby Boca Junior-River Plate est donc l'un des matches où les confrontations se font les plus importantes. En effet lors de ces 10 dernières années, on compte ainsi de nombreux blessés et morts à l'extérieur et l'intérieur du stade. Ailleurs, a "Barra del NOB" du Newell's Old Boys et la "Banda del Chapero" à Rosario sont parmi les groupes de Barras les plus réputés.

Idéaux politiques...
Les Barras Bravas n'ont pas de réels idéaux politiques si ce n'est un grand attachement pour leur club et leur ville. En effet, si leur rôle est déterminant pour l'issue de chaque élection, comme l'affirmait un jeune politicien d'une trentaine d'années, qui faisait ses premiers pas en politique en étant candidat à la mairie d'une grande commune de la banlieue de Buenos Aires en 1999: "Aujourd'hui, sans l'aide des Barras, il est quasiment impossible de gagner une élection". Les hooligans argentins n'ont aucune considération idéologique: ils se vendent, tels des mercenaires, aux politiciens les plus offrants. D'ailleurs, ils vont même jusqu'à apprendre à chanter l'hymne du parti qui fait appel à eux. Pour donner un exemple de leurs "salaires", on raconte que les "Borrachos del Tablon" avaient touché 25000$ en travaillant pour l'autre prétendant au poste de maire. Leur rôle est simple: peindre des slogans sur les murs, coller des affiches, faire brûler des drapeaux et s'occuper du service d'ordre lors des différents meetings du candidat. De plus, leurs contacts dans les bidonvilles apportent des milliers de voix. Leur stratégie est très élaborée et professionnelle, puisque les "Borrachos" travaillaient le soir en minibus, soutenu par deux voitures particulières. Désormais, lors de chaque élection (au sein des clubs, lors des scrutins professionnels, municipaux, provinciaux ou nationaux) les Barras ont un rôle déterminant à jouer. Les "Punteros" sont le lien entre les quartiers et les hommes politiques. Il faut passer par eux, ou par les dirigeants politiques travaillant dans les clubs, (tels le syndicaliste Roberto Digon à Boca Junior, Hugo Corto maire du quartier Tres de Febrero et lié à l'Estudiantes, ou bien encore Juan De Stephano, Osvaldo Otero et Daniel Lalin, présidents du Racing qui avaient occupé des postes dans divers gouvernements) pour contacter ces hooligans/mercenaires. En fait, les Barras sont partout, y compris dans la bibliothèque et l'imprimerie du congrès, où des Hools du Defensores de Belgrano, du Racing, du Quilmes et de l'Argentinos étaient employés mais où ils ne mettaient les pieds que le jour de paie!

Hooligans connus...
Le mouvement hooligan étant très peu exploité par les médias français, il est très difficile d'avoir des information concrètes sur un pays éloigné tel que l'Argentine. Néanmoins, on sait qu'un célèbre Hool d'Independiente, surnommé "El Gitano", était parvenu à imposer sa présence dans chaque spot télévisé de l'ex-gouverneur Eduardo Duhalde, lors de sa campagne présidentielle.

Caractéristiques...
Le hooligan argentin moyen est pauvre vit dans des bidonvilles. Il n'est pas reconnaissable physiquement par rapport aux autres supporters puisque lui aussi est habillé très pauvrement. Mais il vient au stade armé de couteaux ou de n'importe quels autres types d'armes. Leur extrême violence vient du fait qu'ils expriment leur colère envers une société inégale.

Synthèse...
Les supporters argentins sont respectés et surtout craints par toutes les polices et tout les groupes hools du monde du fait de leur violence et de leur haine envers la société. Lors de la coupe du monde 1998 des mesures importantes avaient été prises pour les contrer. Cette crainte continue aussi pour la coupe du monde 2002 en Corée où des mesures draconiennes seront prises du fait d'une plus grande proximité avec l'Argentine.




LEGISLATION
Voici un aperçu de la loi concernant les manifestations sportives. Elle est très critiquée en raison de sa trop grande sévérité et cela explique la ranc½ur des supporters envers la député Alliot-Marie.


La loi Alliot-Marie
Loi N°93-1282 du 6 décembre 1993
Relative à la sécurité des manifestations sportives.

Article 42.4 - Lors du déroulement ou de la retransmission en public d'une manifestation sportive, l'accès à une enceinte sportive est interdit à toute personne en état d'ivresse. Quiconque aura enfreint cette interdiction sera puni d'une amende de 100¤ à 8000¤.
Article 42.5 - Quiconque aura introduit ou tenté d'introduire par force ou par fraude dans une enceinte sportive lors du déroulement ou de la retransmission en public d'une manifestation sportive des boissons alcooliques sera puni d'une amende de 100¤ à 8000¤ et/ou de 2 mois de prison.
Article 42.7 - Sera punie d'une amende de 100¤ à 15000¤ et/ou de 2 mois à 1 an d'emprisonnement, toute personne qui, lors d'une manifestation sportive dans une enceinte sportive, aura par quelque moyen que ce soit provoqué des spectateurs à la haine ou à la violence à l'égard de l'arbitre, d'un joueur ou de toute autre personne ou groupe de personne.
Article 42.8 - L'introduction de fusées ou artifices de toute nature ainsi que l'introduction sans motif légitime de tous objets susceptibles de constituer une arme dans une enceinte sportive lors du déroulement d'une manifestation sportive est interdite. Quiconque aura tenté ou enfreint l'une ou l'autre de ces interdictions sera puni d'une amende de 100¤ à 15000¤ et/ou de 2 mois à 3 ans d'emprisonnement.
Article 42.9 - Sera puni des peines prévues au 2ème alinéa de l'article 42.8, quiconque aura tenté ou tenté de jeter un projectile présentant un danger pour la sécurité des personnes dans une enceinte sportive lors du déroulement d'une manifestation sportive.
Article 42.10 - Sera puni de 100¤ à 15000¤ et/ou de 2 mois à 1 an d'emprisonnement, quiconque en pénétrant sur l'aire de compétition d'une enceinte sportive, aura troublé le déroulement de la compétition ou porté atteinte à la sécurité des personnes et des biens.




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# Posté le mardi 31 janvier 2006 10:47

Modifié le vendredi 06 juillet 2007 10:54